Ciné Club

Les Ciné-club de la Salamandre
C'est, une fois par mois, l'occasion de voir ou revoir un grand classique du cinéma. La programmation des Ciné-club est élaborée avec le réseau de cinémas bretons Cinéphare. En 2016/2017, vous pourrez découvrir 12 chefs d'œuvres déclinés au fil de trois cycles : Duvivier, Portraits de femmes et Western.
Présentation régulière des séances par Marc-André Boënnec et Christophe Stang, cinéphiles et membres de l'association La Salamandre.





CYCLE 

"Portraits de femmes"

PANDORA
de Albert Lewin (USA - 1951 - 2h02)
Avec James Mason, Ava Gardner...
A Esperanza, un village de la côte espagnole, Pandora, une jeune Américaine, est indifférente aux riches prétendants qui la courtisent. Après avoir finalement accepté d’épouser un coureur automobile, elle rencontre le propriétaire d’un yacht, Hendrick Van der Zee, qui n’est autre que le Hollandais Volant de la légende, condamné à errer sur les mers et à ne redevenir humain que six mois tous les sept ans. Or, sa malédiction ne sera levée que s’il rencontre une femme qui, par amour, acceptera de mourir pour lui…
 
L'esthète Albert Lewin brasse les mythes, s'attarde éhontément sur des paysages à la De Chirico. Une emphase hypnotique baigne ce film d'amour fou, projeté en vidéo numérique aux couleurs restaurées, pour cause de négatif introuvable. Zurban
Ciné club le mardi 24 janvier à 20h30




CLEOPÂTRE
de Jospeh L. Mankiewicz, Robert Mamoulian (USA- 1963 - 4h11)
Avec Elisabeth Taylor, Richard Burton...
Cléopâtre. Un nom mythique pour une souveraine légendaire. Voici le fabuleux portrait de la Reine du Nil, dont la beauté dévastatrice a fait trembler deux des plus grands seigneurs de l’Empire romain, Jules César et Marc-Antoine. Une relation sulfureuse, faite de pouvoir et de trahison, qui changea le cours de l’histoire à jamais.
 
Le triomphe artistique de Cléopâtre est indiscutable, en dépit de son classicisme le rendant assez austère. C’est néanmoins ce même classicisme qui lui donne toute son aura et son ampleur théâtrale. Cléopâtre est avant tout une énorme machine qui, à l’image de l’immense char de la reine du Nil entrant dans Rome, progresse entre amplitude et lenteur. DVDClassik
Ciné club le mardi 28 février à 19h
A l'entracte La Salamandre vous offre une petite soupe !




LA GRANDE VILLE
de Satyajit Ray (Inde - 1963 - 2h02)
Avec Anil Chatterjee...
Subrata Mazumdar, modeste employé de banque à Calcutta, a du mal à subvenir aux besoins de sa famille. Enfreignant les traditions, sa femme Arati se décide à chercher du travail et devient représentante en porte à porte. Son mari accepte mal cette situation mais suite à un krach, il est licencié et le travail de sa femme devient d'autant plus nécessaire. C'est alors qu'une collègue anglaise d'Arati est victime d'une injustice de leur patron. Par solidarité pour elle mais au risque de perdre son propre emploi, Arati décide de prendre sa défense...
 
Plutôt qu'une simple observation sociale, Satyajit Ray crée dans La Grande ville une dynamique palpitante, révélant ses espoirs. Il trace un chemin, éclairé par une actrice lumineuse, traversé d'émotions et d'intelligence. Ce serait un crime de ne pas se laisser guider par cette lumière, qui nous émeut et nous rend meilleur. La Grande ville est un film indispensable, l'art de Satyajit Ray porté à son pinacle. DVDClassik
Ciné club le mardi 28 mars à 20h30



SWEETIE
de Jane Campion (Australie - 1989 - 1h37)
Avec Karen Colson, Geneviève Lemon...
Kay a peur de tout : du présent, de l'avenir, de la vie, de la mort. Tout semble s'arranger lorsqu'elle se met en ménage avec Louis, l'ancien fiancé d'une collègue. Mais ce bonheur apparent ne dure qu'un temps et ses angoisses la reprennent. C'est alors qu'apparaît Sweetie, sa jeune soeur, obèse, débraillée et sympathique, qui laisse dans son sillage un énorme nuage d'entropie...
 
Splendide illustration de la capacité du 7ème Art à questionner et à révolutionner – pour son plus grand profit – le regard humain, Sweetie inscrivait donc d’emblée Jane Campion dans le passionnant groupe des cinéastes voyant.e.s Ce qu’allaient confirmer de magistrale manière ses œuvres suivantes, formant autant d’arbres de l’une des plus belles contrées de la forêt cinématographique contemporaine…. DVDClassik
Ciné club le mardi 25 avril à 20h30





CYCLE 

"Westerns"  



LA VALLEE DE LA PEUR
de Raoul Walsh (USA - 1947 - 1h41)

Avec Robert Mitchum, Teresa Wright...
Territoire du Nouveau-Mexique, au début du XXe siècle, Medora Callum recueille Jeb Rand, un jeune enfant dont le père vient d'être assassiné, et l'élève avec ses deux propres enfants, Thorley, alors âgée de trois ans, et Adam, quatre ans. Ceux-ci devenus adultes, elle veut partager ses biens en trois parts égales, ce qui provoque avec Adam, qui a toujours considéré Jeb comme un intrus, un conflit, exacerbé par la naissance de relations amoureuses entre Thorley et Jeb...
 
Déjà en 1947, le western, au vu de ce qui était déjà sorti sur les écrans, pouvait se targuer d’être d’une formidable richesse. La Vallée de la peur allait apporter une nouvelle pierre à l’édifice et prouver aux mauvaises langues que le western ne se résumait pas qu’à des tueries entre cow-boys et Indiens. DVDClassik
Ciné club le mardi 30 mai à 20h30



POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS
de Sergio Leone (Italie- 1966 - 1h39)
Avec Clint Eastwood, Marianne Koch...
Deux bandes rivales, les Baxter, trafiquants d'armes, et les Rojo, qui font de la contrebande d'alcool, se disputent la suprématie et la domination de la ville de San Miguel, au sud de la frontière américano-mexicaine. Un étranger, vêtu d'un poncho, arrive à dos de mulet dans cette petite ville et s'immisce entre les deux bandes. Proposant d'abord ses services aux Rojo, l'étranger va très vite tirer profit des deux camps à la fois, à la grande joie du fabricant de cercueils Piripero.
 
Pour une poignée dollars n'a rien perdu de son aura de film précurseur en termes de forme, de ton et d'approche sociale. Sans crier gare, Sergio Leone, Clint Eastwood et Ennio Morricone allaient changer le destin du western et surtout orienter celui du cinéma en général puisque leurs influences respectives franchiront progressivement les frontières du genre. DVDClassik
Ciné club le mardi 27 juin à 20h30




LITTLE BIG MAN
de Arthur Penn (USA - 1970 - 2h19)
Avec Dustin Hoffman, Faye Dunaway...
Âgé de 121 ans, Jack Crabb, seul survivant du massacre de Little Big Horn, raconte son histoire à un journaliste. Adopté par une famille de Cheyennes, ce visage pâle est surnommé Little Big Man à cause de son immense courage. Un jour, toute sa tribu est massacrée par les Blancs et Jack est alors recueilli par un pasteur et sa femme. Mais le jeune homme est partagé entre ses origines indiennes et son nouveau peuple..
 
Savant mélange de lyrisme et d’ironie ("qui au lieu de se désamorcer, se valorisent l’un l’autre"), Little Big Man est une œuvre contestataire, violente et profondément humaniste. Remise en cause radicale de l'imagerie du western, il s'agit avant tout d'une épopée révélatrice : celle d'un enfant perdu à la recherche d'une justification de lui-même. DVDClassik
Ciné club le mardi 27 juillet à 20h30



PAT GARRET ET BILLY THE KID
de Sam Peckinpah (USA - 1973 - 2h02)
Avec Bob Dylan, James Coburn...
En 1881, au Nouveau-Mexique, dans le repaire de Fort Sumner, Pat Garrett retrouve Billy, son ancien compagnon de route, et lui annonce qu'il est devenu shérif. Pat lui recommande alors de quitter les environs, sinon il sera dans l'obligation de l'éliminer. Billy ignore son conseil. Commence alors une poursuite impitoyable entre le policier et le jeune hors-la-loi.
 
Pat Garrett et Billy the Kid s’inscrit donc comme le testament de Sam Peckinpah au western. Un chef-d’œuvre au style poétique que le public eut rarement l’occasion de découvrir autrement que dans la version courte de la MGM. DVDClassik
Ciné club le mardi 29 août à 20h30





 
 

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